• Il y a des jours où l’on est particulièrement inspiré pour choisir LE cadeau débile. Ca vient tout seul, sans que l’on y prenne garde (enfin, c’est mon cas à moi). Pas besoin d’intense réflexion… En fait, c’est un don !

    Il se trouve, que la semaine dernière, nous sommes partis quelques jours chez des amis, expatriés en Hollande… Les amis du barbecue… Oui, de vrais amis, quoi !

    Nous sommes partis quelques jours, et avons cherché ce que nous pouvions leur apporter comme petit cadeau, en remerciement de leur accueil. Avec l’Homme, on a envisagé des brochettes, ou un malette à outils… Mais c’était banal…

    Alors, j’ai eu une idée…

    Comme nous serions là-bas pour le week-end de Pâques, pourquoi ne pas emmener un bel œuf en chocolat ? Un bel œuf de pâtissier, gros, noir et bien garni ?

    Ni une, ni deux, je rentre dans la boutique de confiseries de notre petite ville, et achète un superbe œuf pour nourrir les 10 convives que nous serions !

    J’étais fière de mon idée, je ne vous dis pas !

    C’est donc ravie que je suis rentrée à la maisonnette, pour montrer à l’Homme mon achat.

    Il m’a regardée. Il a regardé l’œuf. Et il m’a regardé de nouveau…

    « Super… Et tu comptes l’emmener comment, en Hollande, ton idée ? »

    Je l’ai regardé. J’ai regardé l’œuf. Et je l’ai regardé de nouveau…

    La Hollande…

    Nous y allions en train !!!

    Avec deux valises, trois oisillons, 3 changements… et donc un ŒUF ! Un gros, fin, noir et garni œuf en chocolat…

    J’ai donc trouvé un carton et du papier bulle. Du papier froissé et des tissus.

    J’ai délicatement enveloppé mon bel œuf en chocolat fin, et l’ai glissé dans le carton. Le carton dans une valise, entouré de toutes parts par des vêtements. Pas trop serrés pour ne pas comprimer.

    Et nous avons passé la journée, RER puis TGV, TER puis Tramway, à entourer la valise de toutes les attentions possibles, la soulevant délicatement, la déposant précautionneusement, lui évitant tout heurt, chute ou compression… Entre la deuxième valise et les trois oisillons, celui qui me tirait à bout de bras, l’autre qui voulait absolument s’assoir sur une valise (si possible celle à laquelle nous faisions tellement attention) parce que maman j’ai trop mal aux jambes… nous avons passé un voyage… soucieux !

    Et bien vous savez quoi ? L’œuf… Il est arrivé entier ! Et même pas fondu…

    C’était une vraiment bonne idée, non ?

    Le cadeau le plus con du monde…


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  • Je ne veux pas me lancer des fleurs, mais je pense que là, on tient presque le summum de notre loose amicale. Je dis « presque », parce que le top du top, nous l’avons atteint il y a quelques années, déjà. Si si ! Et nos amis restent malgré ça nos amis… Il y a quelque chose là-dedans que je ne comprends pas bien, mais finalement : tant mieux !

    La loose du jour, c’est l’invitation que nous avons lancée, pour venir manger chez nous samedi soir dernier… Oh, rien de bien compliqué, hein ! On est entre amis, on se fera une crêpe-party ! Et puis, venez quand vous voulez : 19h, 19h30… Le plus tôt possible sera le mieux, pour qu’on puisse profiter !

    Voilà, samedi est arrivé. Nous devions aller dans l’après-midi visiter le chantier de la maison de mon frangin, pas très loin, mais n’avions pas trop le courage de bouger… Alors, nous avons zoné. Un peu. Beaucoup. Avant de nous décider à partir…

    Forcément, le temps de partir, de faire le trajet, de visiter le chantier et de discuter, de rediscuter et de revisiter, de rajouter un p’tit coup de blabla… nous sommes repartis à 19h15 de là-bas…

    Tu la vois venir, la loose, là ?

    Disons que nous étions tranquillou sur le chemin du retour quand nous avons reçu un MMS… « Ben vous êtes où ??? », avec la photo de notre maisonnette, vide et verrouillée…

    Nos amis ont donc eu l’immense privilège d’admirer pendant 15 minutes notre façade (très jolie, n’est-il pas ?) avant que nous arrivions, hors d’haleine… pour ranger la maison et préparer la pâte à crêpes…

    Est-il nécessaire de préciser que, bien sûr, je m’étais plantée en faisant les courses et que je n’avais plus assez d’œufs ? Que la soirée a donc continué avec mon sprint à l’épicerie du coin en laissant l’Homme mettre la table et les amis se regarder dans le blanc des yeux dans le canapé (où nous n’avons même pas pensé à leur servir à boire pour les faire patienter, bien entendu…) ?

    Ils nous aiment…

    Si, si… (ou pas)

    Ah, vous voulez vraiment savoir comment on a pu faire pire ??? Et bien… Le jour où on a invité des amis (d’autres amis… oui, on varie les plaisirs !) à venir étrenner notre barbecue tout neuf… Tellement neuf, le barbecue, que lorsqu’ils sont arrivés comme prévu à 13h pour manger, il restait la bête à monter, visser et boulonner…

    En même temps, entre amis, il ne faut pas se gêner, hein ?

    Nous sommes des amis en or (ou pas)


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  • Je dis « ami », mais j’aurais dû dire « ennemi »… Sauf que vous n’auriez peut-être pas compris…

    L’ami imaginaire, c’est celui que certains enfants se créent, qui les rassure, avec qui ils jouent, partagent, et discutent.

    L’ami imaginaire est un confident pour le jeune enfant.

    Mon jeune enfant à moi n’a pas d’ami imaginaire. Mais il a eu un ennemi…

    Un personnage invisible qui le paralysait d’angoisse. Une présence menaçante qui le pétrifiait.

    Un ennemi que nous n’avons jamais vu, mais qu’il nous désignait d’un doigt tremblant : « Aaaaaaah ! OuaOua ! ». On se retournait, mais il n’y avait rien. Aucune trace de « OuaOua » à l’horizon. Pourtant, Bouchon reculait jusqu’à ne plus pouvoir à cause du mur. Il se recroquevillait, et allait même parfois se cacher…

    Heureusement, « OuaOua » n’est jamais rentré chez nous. Il a eu la bonne idée de rester de l’autre côté de la porte-fenêtre, dans le jardinet (et Bouchon a eu la bonne idée de s’inventer son ennemi en automne, quand les trombes d’eau nous empêchaient de jouer dehors). Il n’y avait que la fermeture des volets pour tranquilliser notre bébé. C’était la seule façon de maintenir « OuaOua » hors de sa vue, et de le calmer. La seule manière de lui permettre d’évoluer librement dans la salle à manger.

    On s’est vraiment demandé d’où venait ce « OuaOua », apparu si brusquement dans la tête de notre Bouchon… Et puis on a repensé… à la « bonne » blague de Hérisson…

    Comme Bouchon a peur des chiens, son frère s’était un jour exclamé, pour rigoler : « Attention Bouchon ! Regarde, il y a un chien dans le jardin ! » au moment où nous levions les volets. Bébé s’était mis à hurler d’angoisse, et les grands oisillons avaient bien rigolé de cette si bonne blague… « OuaOua » venait d’entrer dans nos vies…

    C’était en automne, et heureusement, ce fut de courte durée : en décembre, « OuaOua » a été remplacé par le sapin de Noël, plus concret, plus menaçant, et surtout à l’intérieur même de la maisonnette ! La sapinophobie commençait…

    L’ami imaginaire


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  • Mmmh… Oui, allez, je vous en parle ! Une bonne soirée toute pourrie comme ça, ça ne demande qu’à être partagé, non ?

    Non ?

    Ben si !

    Tout a commencé quand l’Homme, qui devait partir en déplacement en Espagne m’a annoncé le matin-même : « finalement, je ne suis pas sûr de partir. Si ma réunion d’aujourd’hui ne finit pas avant 15h, je n’aurai pas le temps d’attraper mon avion ! »

    En fait, ça, c’était plutôt chouette (qu’il ne parte pas en Espagne). Jusque là, la journée ne s’annonçait pas trop mal. Nous avions donc décidé qu’il me textoterait dans l’après-midi pour me prévenir de sa présence le soir ou non.

    Ok.

    15h, pas de nouvelles.

    16h, nada.

    17h, makach.

    18h « Maman ? Qu’est-ce qu’on mange ?” Ben… Des pâtes avec du gruyère, puisque votre père ne rentre pas ! Acclamations de joie, tout va bien.

    18h30… SMS… Avion raté.

    Les pâtes se sont donc transformées en quiche à l’oignon (parce que les oignons pourrissaient et que l’Homme et moi, on adore ça !)(la quiche aux oignons, hein, pas les oignons pourris…).

    J’ai donc passé le début de la soirée à ramer… Tenter d’enfourner de la quiche aux oignons dans le bec d’oisillons qui attendaient des pâtes au gruyère… J’imagine que je n’ai pas besoin de vous faire de dessin… ? Surtout que j’avais oublié de mettre des œufs dans la quiche, pauvre quiche…

    20h30, oisillons couchés.

    20h45, SMS prévenant que l’Homme allait débriefer sa réunion au café (hum…) avec les collègues, et rentrerait un peu en retard.

    Alors j’ai mis ma quiche (sans œufs) au four pour la garder au chaud, et j’ai regardé un téléfilm boulifiant à la TV.

    22h30. Téléfilm boulifiant terminé, Bibi en larmes, le ventre criant famine.

    J’avais la dalle, j’avais les crocs, je n’en pouvais plus !!!

    Alors j’ai voulu textoter à l’Homme en lui renvoyant notre adresse (Héhé... Des fois qu'il soit tellement imbibé qu'il oublie le chemin pour rentrer ? 1h30 au café, quand même...). J’ai pris mon téléphone, j’ai fait chauffer mes petits doigts et… ai enfin vu le SMS arrivé plus d’une heure avant, annonçant que je pouvais manger ma quiche toute seule vu que monsieur était à la pizzéria avec ses collègues pour finir le debriefing !!!

    22h45… J’ai mangé ma quiche tiède, seule, et sans œufs… Quelle quiche !

    Je vous parle de ma soirée d’hier soir ?


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  • Il y a deux ans, j’ai eu une idée. Une jolie idée à développer. Une petite graine d’idée qui ne demandait qu’à s’épanouir.

    Il y a deux ans, j’ai eu cette idée, mais pendant que, tranquillement, je l’arrosais, j’ai décidé qu’avec mon autre main, je pourrais ouvrir ce blog pour partager, écrire et dialoguer.

    Et puis ce blog a pris une place beaucoup plus importante que ce que je pensais. Ma tête, mon cœur et mes pensées se sont tournées presque exclusivement vers lui. Au détriment de ma petite graine d’idée.

    J’ai décidé d’écrire quotidiennement ici. Du lundi au vendredi. Parce que je me connais trop bien, et que je craignais que sans « obligation », la procrastination laisse vite un terrain vague dans ce petit espace chéri.

    Alors j’ai bichonné ce blog. J’ai écrit, j’ai partagé, j’y ai pris beaucoup de plaisir… et y ai passé beaucoup de temps.

    Pendant ce temps, ma petite graine d’idée, elle, a germé. Lentement, puisque je n’y accordais que peu d’attention, mais elle a réussi à germer quand même.

    Alors je l’ai plantée, et une petite pousse en est sorti.

    J’ai commencé alors à regarder un peu plus du côté de cette pousse. A peaufiner mon idée, à la mettre en place, à la développer. Tout doucement.

    Ca a duré deux ans. Deux ans…

    Ma petite graine a bien poussé. Je l’ai entretenue, je l’ai bien arrosée, je l’ai mise au soleil, et j’ai pas mal jardiné. Mais mon autre main était toujours sur mon blog quotidiennement. Indisponible pour la petite graine.

    Impossible d’avancer plus vite, et pourtant, ma petite plante demandait de plus en plus d’attention : taille, arrosage, lumière, soins et engrais…

    Impossible de continuer à m’en occuper 5 minutes par semaine comme c’était le cas.

    Alors je me suis assise à côté de ma petite plante, et j’ai réfléchi.

    Ma petite plante, elle était jolie. Fine, harmonieuse, délicate, ensoleillée et joyeuse. Pétillante et pleine de promesses. Je ne pouvais plus continuer comme cela.

    Mais mon blog, mon petit blog à moi… Je n’avais aucune envie non plus de l’arrêter là !

    Alors j’ai décidé de prendre sur moi. D’arrêter la publication effrénée d’articles. De ne plus publier autant, mais de me forcer à ne préparer des billets que deux à trois jours par semaine. Et de profiter alors de ce que ma main ne serait plus occupée quotidiennement à écrire sur le blog, pour faire grandir ma jolie petite plante, toujours plus belle, toujours plus forte, et toujours merveilleuse.

    Ma petite graine d’idée a dorénavant bien grandi. Elle se fait belle pour sa sortie dans le monde. Il me reste pas mal de choses à faire, aussi je ne vous en dévoilerai pas plus aujourd’hui. Mais sachez que ses fruits sont réussis ! Jolis et juteux, colorés et sucrés. Vous serez les premiers informés de l’éclosion de ma plante, c’est promis ! Ce projet, cette petite graine d’idée, ça fait deux ans que je la porte… Quand elle sortira, elle sera prête.

    En attendant, mon blog ne deviendra jamais une jachère ou un terrain vague. Je continuerai à publier très régulièrement, à partager, sur ma vie, mon nid, et désormais aussi sur cette petite graine d’idée en train de devenir belle et jolie plante, ce petit coin de potager que j’espère pouvoir bientôt vous révéler… En espérant qu’il vous plaira autant qu’à moi !

    La petite graine


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